Il a été démontré que les gains environnementaux obtenus par les stratégies d'entreprises qui ont adopté un mode de production durable sont compensés par une augmentation de la consommation (accroissement de la population mondiale et amélioration du niveau de vie dans des pays émergents).
La croissance est possible grâce à une hausse de la productivité, elle-même soutenue par la consommation ; ce qui explique que nous sommes témoins d'une pression des industries publicitaires sur les consommateurs. Aussi, le nombre de consommateurs potentiels s'accroît de manière dramatique. Selon le Worldwatch, environ 1.7milliards d'individus, soit un quart de la population mondiale sont d'importants consommateurs (usage de télévision, téléphones, Internet etc.).
Face à ce constat, il s'agit donc d'imaginer : de nouvelles façons de satisfaire les besoins des populations, de maintenir un même niveau de vie, voire plus élevé pour certains pays tout en réduisant la pollution et l'utilisation des ressources naturelles.
Si nous prêtons de plus en plus attention à l'expression de « consommation durable », il n'existe toutefois pas de consensus sur ce qu'est la consommation durable, sur les stratégies à mettre en place et sur les instances qui assureront sa mise en �?uvre.
A propos de l'analyse de la consommation durable, trois thèses s'affrontent.
Les premiers s'interrogent sur comment faire « sans » ou « continuer » avec moins de produits et services.
Les seconds pensent que la consommation durable ne pourra pas satisfaire les besoins basiques de la majorité de la population mondiale.
Enfin, un troisième groupe plaide en faveur d'une consommation durable qui proposera des choix de consommation alternatifs, pouvant répondre aux besoins des individus avec des produits et des services qui utilisent moins de ressources, moins polluants et ayant un impact social positif. En d'autres termes, l'enjeu principal est de savoir s'il sera suffisant de changer nos modes de consommation ou notre niveau de consommation.
Quoi qu'il en soit, il est clair que l'évolution vers une consommation durable impliquera l'ensemble des individus et des ménages, et nécessitera un changement de comportement des consommateurs et un ajustement des modes de vie. Il ne sera plus question de « eux » mais aussi de « moi ».
Par conséquent, la question centrale qui se pose et qui fera l'objet de cette conférence, est la suivante : que peuvent faire les individus et les ménages pour aller vers une société durable ?
Sustainable lifestyles : there is role for everyone
It is has been demonstrated that environmental gains achieved by eco-efficiency strategies at company level leading to improved production processes and more environmentally sound products are being offset by trends on the demand side - population growth and increasing levels of affluence in many countries - leading to increasing consumption levels. Most of the growth was stimulated by advancing economic prosperity, which was made possible due to increasing production efficiency. In its turn, production efficiency should of course be supported by consumption efficiency and we all are witnessing how consumption is fuelled by enormous pressure through the advertising industry. The number of individuals who can be called consumers is growing dramatically. According to the Worldwatch Institute, the global consumer class (users of TVs, phones and the Internet along with the culture and ideals these products transmit) is about 1.7 billion people or more than a quarter of the world.
That is why new approaches to satisfying the needs and wants of a population are needed that can support the same or in many countries higher standards of living, but with significantly reduced levels of resource consumption and pollution. Sustainable consumption is therefore receiving increasing attention, but there is yet no consensus as to what sustainable consumption actually means, what strategies it should contain and who should take the action. In the discourse on sustainable consumption, some associate it with requesting consumers to do without or to purchase fewer products and services. Others anticipate that sustainable consumption will provide consumption possibilities for the vast majority of the world's population that cannot currently satisfy their basic needs. Yet third group of discussants advocate for sustainable consumption to provide alternative consumption choices, allowing consumers to satisfy their needs with products and services that are made with and use fewer resources, cause less pollution and have positive social impacts. In other words, the debate centres on whether it is sufficient to change consumption patterns or if there is a need to also address consumption levels. In either case however it is clear that the shift towards sustainable consumption involves individuals and households and implies changing consumer behaviour and adjusting lifestyles not only by "them", but also by "me personally".
The question however is: what exactly individuals and households can do to stimulate the shift towards more sustainable lifestyles, and it is addressed in this lecture.
International Institute for Industrial Environmental Economics
at Lund University : http://www.iiiee.lu.se/
Site d'Oksana Mont : http://www.mont.se




