Lectures :
La métamorphose, Franz Kafka
Des mouches à quatre aisles nommées Demoiselles, Monsieur de Réaumur
Du développement et de la métamorphose des têtards, Duméril & Bibron
Magie ; Encore des changements, Henri Michaux
Epica magna, une iliade, Nichita Stanescu
Les métamorphoses, Ovide
Le loup-garou, Boris Vian
Métamorphose et humanité de la littérature
Qui dit " métamorphoses ", en littérature, pense aussitôt à Ovide ou à Kafka. Mais la véritable métamorphose qu'opère l'�?uvre littéraire n'intervient pas seulement en tant que thème, illustré par des récits où se produiraient des changements de forme affectant des êtres humains ou non : citrouilles en carrosses, princes en grenouilles, nymphes en arbres ou voyageurs de commerce en insectes. La métamorphose qui fonde " l'humanité " de la littérature concerne directement le lecteur. La thèse que nous tenterons d'exposer est la suivante : la lecture d'un texte littéraire (par exemple d'un texte évoquant le thème de la métamorphose) transforme, dans quelle mesure (?), celui qui le lit.
Beaucoup d'animaux ont un cycle vital dans lequel se succèdent deux ou plus de deux "formes" différentes (chenille et papillon, têtard et grenouille, etc.). Ces "changements de formes" ou métamorphoses sont apparus indépendamment dans diverses lignées et ne sont donc pas homologues, si bien qu'il est préférable de parler de "métamorphoses" plutôt que de "la métamorphose". Ces phénomènes ont généralement une fonction adaptative, permettant aux populations de se multiplier et se disperser, et d'exploiter diverses niches écologiques à des stades différents de leurs cycles. Ils les rendent également particulièrement vulnérables, notamment dans un environnement perturbé, comme celui auquel de plus en plus d'espèces sont soumises à notre époque du "siècle des extinctions".
Mythes grecs de métamorphose
A partir de quelques récits de mythes grecs de métamorphoses, on se propose de dégager certaines problématiques posées par ces mythes : parallélisme avec la notion d'hybridité, réflexion sur les ambiguïtés du regard, sur la relation entre la mort, l'invisibilité et la pierre, appréhension du temps, et au total, définition de l'humain par rapport aux autres composantes du cosmos. On mettra ainsi en évidence la spécificité de la conception grecque de la métamorphose.




