La mondialisation se caractérise par une fragmentation sans précédent des chaînes productives et par de multiples formes de dégroupage des flux et des relations. Mais le paradoxe est que, simultanément, on assiste à un mouvement de polarisation et au renforcement des "hubs" et des commutateurs où se croisent et se nourrissent ces flux. Les grandes régions métropolitaines mondiales, en particulier, concentrent une part croissante de l'activité. Elles s'organisent en réseaux, qui viennent se superposer à la trame des Etats-nations, et parfois entrent en tension avec celle-ci. Un question cruciale pour l'avenir est celle des relations entre ces réseaux urbains de premier plan et les régions périphériques vassalisées, ou oubliées. Mondialisation et métropolisation sont deux faces intimement liées d'une immense redistribution des pouvoirs, dont on s'efforcera de cerner les origines, de décrire les dynamiques, de mesurer les risques.
Mondialisation, villes et territoires. Une économie d'archipel,
éd.PUF, 2005
Le nouveau monde industriel, éd.Gallimard, 2000,
nouvelle édition augmentée, 2008
La France dans le monde qui vient,
éd.Seuil, 2008 (vient de paraître)




