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Ecosophies : la philosophie à l'épreuve de l'écologie
Les valeurs de la Nature - Habiter la Terre (I)
Jeudi 29 mai 2008, 10h-13h à l'auditorium

LA SCIENCE ET L'ETHIQUE EN MATIERE DE POLITIQUE ENVIRONNEMENTALE

Une communauté épistémique désigne un ensemble d'experts revendiquant le droit de jouer un rôle dans la détermination des mesures politiques adéquates qu'il convient de prendre en relation avec leur domaine de compétence. Les spécialistes des sciences environnementales définissent, dans de nombreuses démocraties, un tel groupe, et ont de fait permis de résoudre certains problèmes. Mais il peut arriver que les experts environnementaux se référent à des concepts normatifs issus de leurs propres théories, sans aucun égard pour les valeurs et les objectifs qui sont ceux de la communauté des citoyens. Cette situation soulève différents problèmes qui seront examinés dans cette communication.


Texte alternatif
Mark Sagoff
professeur de philosophie, Maryland School of Public Policy, university of Maryland

LES VALEURS DANS LA NATURE

Après une première période au cours de laquelle l'éthique environnementale a entendu rompre avec la perspective morale traditionnelle de type anthropocentrique et promouvoir, à la place, des éthiques de la valeur intrinsèque, il semble qu'aujourd'hui on en soit venu à s'intéresser à la diversité des modes de valorisation humaine de la nature, dans le cadre d'un anthropocentrisme élargi. C'est ce dernier qui fera l'objet d'un examen, centré autour de la question de savoir si pareil anthropocentrisme est capable de conférer à la nature une valeur qui ne se ramène pas à l'évaluation économique classique.


Catherine Larrere
professeur de philosophie, université Paris-I

DU SUPER-ORGANISME A L'HYPOTHESE DE GAIA : une brève histoire de l'organicisme en écologie du début du XXe siècle au début du XXIe siècle

Le réchauffement climatique a attiré l'attention sur les processus écologiques de niveau planétaire. Par là même, il apparaît que seuls des systèmes écologiques suffisamment inclusifs peuvent permettre de penser les problèmes auxquels nous sommes confrontés. L'objet de cette communication est d'examiner les différents paradigmes qui ont été élaborés pour rendre intelligible les processus d'échelle planétaire, du super-organisme de F. E. Clements, à l'hypothèse Gaïa de J. Lovelock et L. Margulis, en passant par l'écologie écosystémique de A.G. Tansley.  


Texte alternatif
John Baird Callicott
professeur de philosophie, university of Denton, Texas

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