Chez les animaux, la reproduction est assurée au travers de la production de deux types de gamètes (cellules reproductrices) qui vont fusionner lors de la fécondation. Ces gamètes se distinguent par un dimorphisme de taille fortement marquée, les petits gamètes (spermatozoïdes) sont appelés mâles et les grands gamètes (ovules) sont appelés femelles. Généralement, cette distinction gamétique correspond à une distinction individuelle : certains individus produisent des gamètes mâles, alors que d'autres produisent des gamètes femelles. Les espèces correspondantes sont dites à sexes séparés. Cependant, chez de nombreuses espèces dites hermaphrodites simultanées, les individus produisent à la fois des gamètes mâles et des gamètes femelles. Dans les cas précédents, le statut des individus, mâle, femelle ou hermaphrodite, est stable tout au long de leur vie reproductive. Cette stabilité est parfois remise en cause lorsqu'interviennent des phénomènes de changement de sexe, et on peut distinguer deux cas bien différents. Le premier est l'inversion du sexe au cours de la vie des individus, aussi appelé hermaphrodisme séquentiel. Le second est l'inversion précoce et définitive du sexe, par exemple lorsqu'un individu programmé à l'origine pour se développer en mâle se développera en femelle. Nous nous pencherons sur les questions fondamentales suivantes : pourquoi avoir un ou deux sexes, et pourquoi changer de sexe ? Quelles sont les conséquences évolutives de ces phénomènes ?




