Les eaux souterraines n'existent qu'à travers les vides des roches : petits espaces entre grains, porosité de la matière, fissures. C'est en saturant ces vides qui communiquent entre eux qu'elle constitue des nappes et peut s'écouler lentement. Les volumes peuvent être énormes : si traditionnellement on parle de flux pour l'eau des rivières, on parle de stock pour les nappes dont le renouvellement est lent et partiel : 5% par an en moyenne. L'eau dans les nappes ne représente en fait qu'un segment du cycle de l'eau, et cette même eau qui fut une pluie va se retrouver en rivière de telle sorte que l'homme a toutes chances de la croiser et de l'utiliser plusieurs fois avant son exutoire temporaire, la mer.
L'eau-élément naturel devient eau-ressource par les usages qu'elle permet : alimentation, industrie, énergie, agriculture, usages urbains etc. Mais le fait de l'utiliser a une contrepartie, sa qualité s'en trouve souvent altérée. Si depuis 40 ans les pollutions industrielles ont été mises sous surveillance et ont en large part été résorbées, les pollutions diffuses d'origine agricole sont le problème n° 1 actuel, souligné conjointement par la Directive Cadre européenne sur l'Eau, la loi sur l'eau de décembre 2006 et le Grenelle de l'environnement.
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Les eaux souterraines n'existent qu'à travers les vides des roches : petits espaces entre grains, porosité de la matière, fissures. C'est en saturant ces vides qui communiquent entre eux qu'elle constitue des nappes et peut s'écouler lentement. Les volumes peuvent être énormes : si traditionnellement on parle de flux pour l'eau des rivières, on parle de stock pour les nappes dont le renouvellement est lent et partiel : 5% par an en moyenne. L'eau dans les nappes ne représente en fait qu'un segment du cycle de l'eau, et cette même eau qui fut une pluie va se retrouver en rivière de telle sorte que l'homme a toutes chances de la croiser et de l'utiliser plusieurs fois avant son exutoire temporaire, la mer.
L'eau-élément naturel devient eau-ressource par les usages qu'elle permet : alimentation, industrie, énergie, agriculture, usages urbains etc. Mais le fait de l'utiliser a une contrepartie, sa qualité s'en trouve souvent altérée. Si depuis 40 ans les pollutions industrielles ont été mises sous surveillance et ont en large part été résorbées, les pollutions diffuses d'origine agricole sont le problème n° 1 actuel, souligné conjointement par la Directive Cadre européenne sur l'Eau, la loi sur l'eau de décembre 2006 et le Grenelle de l'environnement.
Face à cela des plans d'action sont mis en place. Ils portent essentiellement sur la qualité de l'eau et seront officiellement publiés en décembre 2009, date imposée par la DCE, et fait inhabituel, ils sont assortis d'un calendrier qui équivaut à une obligation de résultats.
En termes de comptes, 34 milliards de mètres cubes sont prélevés annuellement dans les nappes, en large part restitués de sorte que 6 milliards seulement sont consommés réellement. Comparé au stock potentiellement exploitable de 2000 milliards, ce prélèvement semble infime, toutefois il faut composer avec la grande diversité géologique des régions : certaines sont mieux servies que d'autres, et avec les conséquences environnementales des gros prélèvements qui peuvent avoir des répercussions sur le débit des cours d'eau associés, ou simplement gêner d'autres usages. Il existe néanmoins des solutions imaginatives pour accroître la disponibilité de l'eau qui est sous nos pieds, moyennant quelques précautions : elles ont pour nom la gestion active.
Il existe depuis plusieurs années un protocole entre organismes qui adhèrent au Système d'Information sur l'Eau (SIE) par lequel chacun a accès à un très grand nombre de mesures et d'informations qui permettent de connaître en temps réel la situation quantitative et qualitative de la ressource. Les DIREN, les Agences de l'Eau, la Direction de l'eau et de la Biodiversité, l'Onema, et pour les nappes le BRGM sont les points d'accès -gratuit- à ces données.
Les nappes sont elles menacées par un changement climatique ? La question est complexe car l'état des nappes n'est pas une conséquence linéaire du régime des pluies : une canicule n'a pas d'effet direct sur les nappes, par contre les pluies d'un hiver très pluvieux font monter leur niveau. Que penser alors d'une évolution du climat où les extrêmes seront plus fréquents ? Si les scénarios sont encore à l'étude, les hydrogéologues disposent de modèles qui seront l'outil essentiel pour prévoir.
BIBLIOGRAPHIE
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Article à dominante action publique / gestion / législation
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