La découverte de plus de 98% de gènes communs avec les hommes, lors du séquençage du génome du, chimpanzé a incité des primatologues à réclamer l'extension des droits de l'homme au chimpanzé.
Que faut-il en penser ? Peut-on établir une continuité, de telle sorte que l'histoire des hommes s'inscrive dans l'histoire naturelle, dans l'Evolution, telle que la différence soit de degrés (gradualisme) et non d'un tout autre ordre ? N'y a-t-il pas une singularité anthropologique qui rend l'homme irréductible à des processus physico-chimiques ?
Faut-il, sous prétexte de ne pas retomber dans l'obscurantisme, s'abandonner à un positivisme grossier, jusqu'à parler de l'espèce humaine, et donc de l'animal humain ?
Ne doit-on pas s'exercer à dissocier l'interrogation sur l'origine de l'homme et celle sur la signification de l'humain ?
I Le trajectoire métaphysique de la ligne de partage.
I,1 L'arrogance du propre de l'homme. La grue du Politique de Platon.
I,2 Le propre rationnel et politique, (Aristote).
I,3 Les animaux n'ont pas d'âme parce que pas de langage, pas de raison.
II Crise (interne) et critique (externe) de la coupure homme-animal.
II,1 Le psychisme animal (Husserl).
II,2 L'éthologie et les cultures animales (F. de Waal).
II,3 Le darwinisme, blessure narcissique (Freud), (Nietzsche). La théorie synthétique de l'évolution. Le programme de naturalisation de l'esprit.
III S'agit-il de définir ou de décider?
III,1 Les conséquences perverses de toute définition : pour une anthropologie négative.
III,2 La double articulation, la transmission lamarckienne, l'épigénétique contre le tout génétique. (Godelier). L'émergence humaine.
III,3 Déclarer, proclamer le genre humain. Retour au Protagoras de Platon et l'oratio chez Aristote.
Conclusion.
Non à l'extension des droits de l'homme.
Irréductibilité de l'histoire à l'Evolution.
Humanisme de l'autre homme ?
J.-P. Changeux ou Erich Fried ?




