Réduction de notre empreinte environnementale

Depuis plusieurs années l’établissement s’efforce d’appliquer les principes du développement durable dans ses activités quotidiennes et notamment dans le mode de productions des expositions. L’objectif principal est de réduire l’empreinte écologique de l’établissement dans un souci d’éco-citoyenneté. Pour cela, plusieurs actions ont été menées. 

ÉCO-CONCEVOIR NOS EXPOSITIONS 

Chronologie éco-conception des expositions

2006 : Premier essai d’exposition éco-conçue (Changer d’Ere, Cité des sciences et de l’industrie)
2009 : Réalisation d’un guide d’éco-conception des expositions
2009 : Première exposition éco-conçue (Ma Terre Première, Cité des sciences et de l’industrie)
2010 : Signalétique des expositions écologique (toiles recyclées en partenariat avec Bilum)
2010 – 2011 : formations à l’éco-conception des expositions (une vingtaine d’agents)
2011 : Création d’un groupe de travail inter-établissements publics sur la récupération et la mutualisation des éléments scénographiques (pilotage Universcience et Musée du Quai Branly)
2012 : Partenariat avec l’association Culture qui anime un réseau d’organismes publics afin de permettre la mutualisation d’éléments scénographiques
2012 : Lancement de l’opération « zéro déchets » avec le démontage de « Océans Climat et nous »
2013 : Ouverture de« Mille milliards de fourmis », exposition éco-conçue au Palais de la découverte

2008 : Ma Terre première, 1ère exposition 100% éco-conçue

Une exposition de 600 m2 éco-conçue tout en respectant la qualité d’usage et l’ensemble des contraintes liées à ce type de projet : viabilité économique, normes de sécurité, accessibilité, offre de qualité.

    Quelques exemples d'amélioration environnementale :

  • optimiser les volumes pour le transport en dimensionnant les éléments d’exposition en fonction du gabarit du camion (2 semis remorques nécessaires au lieu de 3 habituellement pour transporter une exposition de cette taille).
  • conception de supports polyvalents et modulables pour une utilisation multiple (système « mécano ») et dimensionnement les éléments en fonction des panneaux standard pour limiter les chutes.
  • choix de matériaux recyclés (caoutchouc recyclé pour le revêtement de sol), renouvelables (bois labellisé PEFC ), naturels (peintures d’argile), bruts (qui ne nécessitent pas de peinture)
2012 : Océan, climat et nous, 1er démontage propre à 100 %

Nous avons mis en place un protocole « démontage propre et intelligent » afin de donner une deuxième vie aux éléments de l'exposition avec un objectif « zéro déchets ».

    Après avoir trouvé des solutions de reprise en interne, les éléments ont été proposés aux partenaires de l’exposition ou à des partenaires externes :

  • le réseau Scéno&Co, qui met en relation des établissements culturels offrant et récupérant des éléments d’exposition,
  • le groupe de travail AGREE* du Club de développement durable des établissements publics, piloté par le Quai Branly et Universcience. (*AGREE = atelier de gestion responsable des expositions et événements)

Les matériaux constitutifs des éléments « irrécupérables » (panneaux de bois, métaux, plexiglas, bâches…) sont transformés pour d’autres usages en interne. Le reste est trié pour être recyclé.

La démarche s’est pérennisée avec une évolution significative des taux de récupération sur l’année 2012 :

Version textuelle des taux de récupération
Taux de récupération en 2012 (en%)
OcéanGauloisTech'galerie
Recyclage121719
Réutilisation537279
2013 : Mille milliards de fourmis, exposition phare éco-conçue au Palais de la découverte

Des principes d’éco-conception ont été appliqués à l’exposition " Mille milliards de fourmis ", avec la volonté d’intégrer cette préoccupation tout au long du processus de conception.

    Quelques résultats sur cette exposition :

  • Pas de peintures mais des matériaux bruts
  • L'usage de mobiliers anciens recyclés (mobilier de brocante)
  • Des éléments de manip assemblés plutôt que collés (pour éviter les composés organiques volatils)
  • L'utilisation de robinier pour la réalisation d'une sculpture de très grande taille. Ce bois présente des qualités intrinsèques très intéressantes : le robinier pousse vite, demande très peu d'eau et enrichi le sol au lieu de l'appauvrir. En outre, il n'a pas besoin d'être traité.
  • Partenariat avec un fournisseur de moquette qui fabrique ses produits à partir de fibres recyclées et récupère la moquette en fin de vie pour la recycler.

Les éléments de l’exposition temporaire Mille milliards de fourmis (2013-2014) ont été réutilisés à 98%. Certains éléments ont été reconfigurés et adaptés par l’Espace des sciences de Rennes, associé au Museum d’histoire naturelle de Nantes. D’autres par le Pavillon des sciences de Montbéliard.

MAÎTRISER NOTRE IMPACT ENVIRONNEMENTAL
Réalisation d’un bilan carbone

Universcience a effectué le Bilan Carbone® de ces deux sites sur l’année 2008. Ce diagnostic a permis d’identifier les activités les plus significatives en matière d’impact sur le réchauffement climatique. De ce bilan a été tiré une liste d’actions priorisées, intégrées à la stratégie globale de l’établissement.

Bilan carbone Cité des sciences et de l'industrie et Palais de la découverte
Emission de CO² au Palais de la découverte : 2679 tonnes décomposées comme suit :Emission de CO² à la Cité des Sciences : 10740 tonnes décomposées comme suit :
Energie : 522Energie : 2601
Déplacement du personnel : 99Hors énergie : 88
Fret : 2Fret : 58
Déplacement des visiteurs : 1298Déplacement : 2626
Exposition : 44Immobilisation : 479
Climatisation : 7Climatisation : 7
Immobilisation : 93Déchets : 527
Déchets : 48 Intrants : 4360
Site web : 1
Intrants : 554
SF6 : 11

    Les postes les plus émetteurs en carbone sont :

  • la consommation d’énergie
  • les déplacements des visiteurs
  • ce que nous achetons : fournitures, services et travaux.

C’est pourquoi l’établissement a notamment engagé l’éco-rénovation de ses bâtiments ainsi qu’une politique d’achats responsables.

Moins d’énergie pour plus de créativité

Un audit énergétique nous a permis d’établir une feuille de route sur les actions à conduire pour être plus vertueux. Ces travaux s'inscrivent sur le long terme mais certaines solutions ont déjà pu être mises en place comme la géothermie pour un des bâtiments de bureaux en 2013. Des initiatives sont menées quotidiennement comme pour l’éclairage des expositions et des bâtiments :

Christophe Cochard, chef de l’atelier électricité au Palais de la découverte

« Nous avons entrepris de remplacer les ampoules à incandescence par des ampoules basse consommation. Elles consomment quatre à six fois moins d’électricité, ont une durée de vie jusqu’à 15 fois supérieure, émettent moins de chaleur et génèrent des coûts de maintenance plus faibles. De plus, elles sont recyclables à 93 %. Et permettent 80 % d’économies d’énergie par rapport aux lampes traditionnelles. »
Patrice Durier, chef du département exploitation et développement technique des expositions à la Cité des sciences.

« En ce qui concerne l’éclairage des expositions, nous avons pu éliminer la quasi-totalité des projecteurs les plus consommateurs et réduit la consommation des projecteurs cadreurs (35 W contre 75 W).

Nous souhaiterions maintenant remplacer les projecteurs à lampes à incandescence par des projecteurs à LED. »

Réduire notre impact en produisant moins de déchets

Le papier à usage administratif fait l’objet d’une collecte sélective depuis 2008, avec des résultats en amélioration constante : 50 kg par salarié en 2014, le taux de récupération du papier a été multiplié par 2,5 entre 2011 et 2014.

La démarche s’est étendue au tri des matériaux utilisés dans nos expositions et chantiers. Et désormais les démontages d’exposition font l’objet d’un tri systématique. En outre, à chaque démontage d’expositions ou réaménagement d’espace, on étudie en interne et auprès de nos partenaires les possibilités de réutilisation afin de réduire les mises à la benne.

Cela a permis de réduire sensiblement notre production de déchets qui a été divisée par 2 entre 2011 et 2014 mais également de réaménager des espaces à moindre coût.

Dans un autre domaine, les équipements informatiques en fin de vie ou hors service sont collectés, triés et parfois valorisés sous forme de dons à des associations (notamment via Ateliers sans frontières).

Consommer durable

Repenser nos besoins, notre façon de consommer et d’acheter est une démarche longue et complexe. Il n’existe pas de solutions toutes faites, mais plutôt des raisonnements à intégrer dans chacune de nos tâches quotidiennes.

En 2012 : 20% du montant total des marchés de fonctionnement comportaient des clauses éco-responsables. En 2014 : ce pourcentage s’élevait à 65 %.

Quelques exemples d'initiatives :

1 - Gérer notre parc d’impression

Un projet de refonte du parc d’impression a été conduit, en associant étroitement les collaborateurs afin de mieux répondre à leurs attentes tout en réduisant notre empreinte écologique. Les imprimantes, photocopieurs, scanners et fax des deux sites ont été remplacés par des machines multifonctions en réseau, faisant appel aux dernières innovations liées à la numérisation des documents et à la confidentialité des données.

Outre l’amélioration de la qualité des services pour les utilisateurs, ce projet a permis une économie financière (-40%) et une réduction de la consommation de papier, d’encre, d’énergie et de matière.

2 - Fabrice Delahaye, chef de projet de l’optimisation du parc d’impression (juillet 2014) :

« On n’imprime plus sur son imprimante, mais sur un système disponible en tout lieu et à tout moment.

Concrètement, 800 copieurs, imprimantes, fax et scanners ont été remplacés par 150 équipements multifonctions de qualité pour une offre globale et cohérente.

Les premiers résultats se font déjà sentir : chute des impressions couleurs, recto-verso systématique, généralisation du scan… De nouveaux usages apparaissent : impressions croisées entre la Cité et le Palais, numérisation vers sa boîte de messagerie…

Forcément, cela s’accompagne d’un changement des habitudes, mais les échos sont largement positifs. Les collaborateurs d’Universcience sont ouverts au changement, et notamment durable, s’il offre de réels progrès au quotidien.
»

Les imprimantes qui n’étaient plus utilisées, ont été données à l’association Ateliers sans frontières (310 imprimantes).

3 - Restaurant d’entreprise

    Le restaurant interentreprises (RIE) a un engagement fort en termes de développement durable :

  • suppression de l’huile de palme ;
  • réduction des graisses hydrogénées, colorants, conservateurs et émulsifiants ;
  • poissons autorisés suivant les recommandations du WWF
  • 90% des fruits et légumes doivent être frais ou surgelés et de préférence non transformés ;
  • 95% des fruits et légumes frais doivent être de saison ;
  • bilan annuel de développement durable.