En bref dans le monde
Des chevaux pour mieux cerner la dépression
Les chevaux pourraient aider les chercheurs à mieux comprendre la dépression humaine. Ces animaux sont en effet soumis à des contraintes analogues à celles des hommes comme la suractivité, l'isolement ou des stress psychologiques. Autant de facteurs de stress qui, chez certains d'entre eux, se traduisent par des comportements agressifs, de l'anxiété ou encore une indifférence à leur environnement. Ces similitudes pourraient permettre d'élaborer un modèle de la dépression chez les mammifères mais aussi chez l'homme.
Premiers éclairages sur le virus H7N9
Le virus H7N9, découvert le 31 mars 2013 dans l’est de la Chine, serait transmissible chez les mammifères. H. Zhu, du Centre de recherche commun sur la grippe de l’université de Shantou, a dirigé une étude sur ses propriétés infectieuses. Les chercheurs ont observé que le virus pouvait se propager efficacement chez le furet par contact, mais également par voie aérienne. Le risque de transmission interhumaine n’a pas été démontré à ce jour.
CO2 dans l’atmosphère, nouveau record
C’est un niveau jamais atteint depuis le pliocène, il y a quelque 3 millions d’années : la teneur en dioxyde de carbone de l’atmosphère a atteint, en mai, le seuil symbolique de 400 parties par million (ppm) à la station de Mauna Loa, à Hawaï, site de référence depuis 1958. À l’époque, la concentration n’atteignait "que" 316 ppm. Au rythme actuel des émissions, le réchauffement planétaire dépasserait 2°C avant 2050.
Plan autisme, priorité au dépistage
Présenté début mai, le troisième plan autisme (2013-2017) met l’accent sur le dépistage précoce de ce trouble du comportement qui touche un nouveau-né sur 150. Aujourd’hui, le diagnostic est posé en moyenne à 5 ans et demi, bien au-delà de la recommandation de la Haute Autorité de Santé (HAS), dès l’âge de 36 mois. Pourvu d’un budget de 205 millions d’euros, ce plan s’inspire d’une approche "éducative, comportementale et développementale" défendue par la HAS, plutôt que psychanalytique.
Moratoire sur trois insecticides
Le 29 avril, la Commission européenne a annoncé un moratoire de deux ans sur l’utilisation de trois insecticides. Limité à quatre grandes cultures (maïs, colza, tournesol, coton), il entrera en vigueur dès le 1er décembre. Appartenant à la famille des néonicotinoïdes, ces insecticides sont accusés de contribuer au déclin des abeilles et pollinisateurs sauvages. Leurs effets délétères sont connus depuis plus de dix ans. Une victoire bien réelle, mais tardive, pour le secteur apicole.
Tara, c’est reparti
Le voilier Tara reprend la mer le 19 mai pour une nouvelle aventure : Tara Oceans Polar Circle. Dans la lignée de la précédente expédition, l’équipage, constitué de biologistes et d’océanographes, s’intéressera à la biodiversité planctonique, et plus particulièrement à celle de l’océan Arctique, ignorée lors du précédent voyage. Retour prévu dans 7 mois.
Herschel est à sec
L’observatoire spatial Herschel, lancé en mai 2009, arrive en fin de vie. Les 2300 litres d’hélium nécessaires au refroidissement des équipements sont épuisés et l’observatoire européen va être expulsé en mai sur une orbite de rebut. Equipé du plus grand télescope spatial en infrarouge et de trois spectromètres, Herschel a réalisé, en 5 ans, plus de 35000 observations et emmagasiné 25000 heures de données sur la naissance des étoiles et l’évolution des galaxies.
Ambroisie : la mauvaise herbe à abattre
L’Ambroisie à feuille d’armoise qui s’est implantée en France dans les années 1970 gagne du terrain. Une progression qui inquiète les pouvoirs publics car l’ambroisie est une plante hautement allergisante. Elle fleurit l’été et sa période de pollinisation s’étale de la mi-août à octobre. Une proposition de loi, imposant aux particuliers et aux collectivités un arrachage avant la floraison, a été déposée le 17 avril à l’Assemblée nationale.
Joueurs : compulsifs et optimistes
Selon une expérience réalisée par le Centre de neurosciences cognitives de Lyon, les joueurs compulsifs souffriraient de deux « travers ». Un « biais de distorsion des probabilités », assez généralisé dans l’espèce humaine, qui se caractérise par le fait de surestimer les faibles probabilités (gagner) et de sous-estimer les fortes (perdre). En plus, les joueurs invétérés souffriraient d’un « biais d’optimisme augmenté » : ils surestimeraient, en toute occasion, leurs chances de gagner.



